Après la 3e édition du Prix des lecteurs de la ville de Carquefou, nous voulions revenir sur l’actualité des auteurs qui vous ont animés tout au long de l’année 2016-2017.

Certains sont en écriture, d’autres ont déjà publié un nouvel ouvrage.

Laurent Mauvignier, Lauréat du prix des lecteurs de la ville de Carquefou l’an passé a une actualité bien remplie. Après avoir été en lice pour le Goncourt 2016, il est l’invité d’honneur du festival 2017 Lettres d’automne de Montauban. Sa carte blanche autour des « Devenirs » lui offre la possibilité d’inviter une pluralité d’artistes à l’image de son travail. Il réunit écrivains - dont Éric Vuillard, Prix Goncourt 2017 pour L’Ordre du jour- comédiens, cinéastes, musiciens, dessinateurs autour la création littéraire sous toutes ses formes.

Passionnée d’Histoire,Valentine Goby publie un nouvel essai. Dans Je me promets d'éclatantes revanches, elle rend hommage à Charlotte Delbo, écrivaine française, femme de lettres, engagée dans la Résistance intérieure qui a vécu la déportation. d’une singularité extraordinaire, comme la découverte d’une langue à part entière, une langue capable de dire l’indicible.

Jean-Philippe Blondel était présent à la Foire du livre de Francfort cet automne avec la France comme invitée d’honneur. Les auteurs français avaient donc une visibilité particulière. Rappelons que cette foire est le rendez-vous essentiel pour se faire connaître outre-Rhin. Une mission réussie pour l'auteur puisqu’il parcours l’Allemagne ! Son nouveau roman, La mise à nu est à paraître en janvier et à découvrir prochainement à la médiathèque. Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l’on commence à dresser le bilan de son existence tout en s’évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache (source de l'éditeur).

Stéphane Audeguy interroge la question de l’écriture dans son dernier roman Une mère, aux éditions du Seuil. Écrit juste après le décès de sa mère en juillet 2017, il était nécessaire pour lui de trouver un canal d’expression, celui des larmes n’étant pas celui choisi. À travers son histoire maternelle, et l’hommage qu’il lui rend, il était essentiel de ne pas perdre la mémoire, de ne pas oublier. L’auteur questionne sur l’écriture vérité, le choix des mots, la véracité du propos nécessairement faussée par la notion de mémoire ; qu’est-ce qu’une vie et comment la raconter ? Pourquoi choisir ce souvenir plutôt que celui-ci ? Et avec quelle subjectivité ?

Attendons de voir ce que nous réserve la sélection 2017-2018 !

Bonne lecture.