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Régis Jauffret est un auteur qui ne fait pas toujours consensus.

En 1998, son roman Histoire d’amour déclenche des réactions ambivalentes. Le roman met en scène le monologue d’un violeur. Que ce soit la presse ou le public, certains s’indignent car le thème est dérangeant, d’autres le considèrent dès lors comme un auteur talentueux.

En 2010, l’auteur sort son roman Sévère, il est poursuivi en justice par la famille du banquier Edouard Stern parce qu’il met en scène le meurtre de ce banquier par sa maîtresse Cécile Bossard. Il reçoit alors le soutien de plusieurs auteurs qui signent une pétition pour prendre sa défense. Parmi les signatures, on trouve celles de Michel Houellebecq, Christine Angot, Philippe Djian, Frédéric Beigbeder, Yann Moix et Bernard-Henri Lévy.

Autre roman, autre polémique. Claustria sorti en 2012 revient sur l’affaire Fritzl. (Elisabeth Fritzl, en Autriche a été emprisonnée, violée et agressée par son père pendant 24 ans, de ces viols elle aura 7 enfants). L’auteur avait envie, par ce livre, de dénoncer des dysfonctionnements du système judiciaire autrichien. Il dit « l’inceste sur un enfant n’est passible en Autriche que de trois années de prison lorsque le père commet ce crime. Si c’est l’oncle, il ne risque qu’un an. Qui en Europe s’en soucie ? ».

Un dernier livre lui a causé des ennuis avec la justice : La ballade de Rikers Island publié en 2014. Ce livre évoque l’affaire du Sofitel, Dominique Strauss-Kahn l’attaque alors en justice pour diffamation. Régis Jauffret est condamné en juin 2016 mais l’auteur décide de faire appel.

Malgré des réactions parfois négatives, l’auteur reçoit aussi quelques prix littéraires (Prix Décembre en 2003, Prix Femina en 2005, Prix France culture Télérama en 2007) et cette année, son roman était dans la liste des quatre derniers retenus du Prix Goncourt.

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